Je ne suis pas familière des Goncourt mais celui-là, son titre m’avait intriguée, en tête de gondole à la Fnac, peu avant les fêtes. Son résumé m’avait ensuite convaincue. Et je l’ai finalement obtenu grâce au vieux barbu !
Quelques semaines plus tard, je me plongeais dans cette étrange lecture, alternant le quotidien d’un français en taule à Montréal et le récit de sa vie depuis la rencontre parentale jusqu’aux faits qui l’ont conduit à partager la cellule d’un détenu au QI peu pourvu.
Le récit tient en haleine, et pourtant, le suspense n’est pas insoutenable,. En fait, il offre juste ce qu’il faut de tension pour donner envie de poursuivre sans avoir pour autant envie d’aller directement à la fin pour se délivrer de l’attente (oui je fais ça, honte à moi). Le tour de force de ce livre, qui a eu pour effet de me laisser quelque peu perplexe une fois le dénouement découvert, c’est de nous livrer ce qu’il faut de style, de savoirs et digressions savamment distillés pour avoir envie de poursuivre, en sachant qu’il n’y aura sans doute rien de spectaculaire à la fin.
Je crois que quelque chose m’a sans doute échappé, peut-être un niveau de lecture que je n’ai pas atteint…
J’ai toutefois passé un bon moment et savouré les nombreuses références à des époques, cultures, militantismes, microcosmes et façons d’être au monde dépeints par l’auteur.

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon – Jean-Paul Dubois
29/05/2020 at 07:54
J’aime beaucoup ce titre !! Merci pour la chronique 🙂
30/05/2020 at 22:12
Je dois dire que moi aussi, c’est le titre qui a retenu mon attention dans les rayons de la Fnac à l’époque. Il me parle, il laisse planer l’idée d’une réponse un métaphysique à la vie… Merci pour ton message 🙂