J’ai peur que sans la régularité
Il ne reste rien de notre amitié ;
Avec candeur tu te fourvoyais
Et mes mots m’ôtaient toute lucidité.
Chacun comblait en l’autre
Une faille de grand blessé
Et si ce n’est notre faute
Ce fût mal bâti pour durer.
J’ai conçu de l’amertume
De n’avoir pu t’ôter la tienne,
Que douceur et sincérité
N’aient raccommodé tes antiennes.
Pourtant je devine que chaque humain
Tient seul ses guérisons et son chemin
La vie jamais ne nous apprend rien
Si on ne s’extrait de ses vieux desseins ;
Ni quand on s’emploie avec candeur
A mal sonder son cœur.
Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.