Ce livre constitue un mix entre conseils pratiques sur une méthode donnée (le batch cooking, comme vous l’aurez deviné !), conscientisation écologique et recettes. On peut donc y piocher ce qui nous va !
J’aime le design du livre, comme c’est souvent le cas pour les livres des éditions La Plage. Sobre et délicat, plein de douceur, le livre est agrémenté de photos au charme suranné. Elles donnent de jolies respirations au cœur des pages un peu théoriques du premier tiers du livre. Viennent ensuite les recettes, dont la simplicité et les illustrations (douces) donnent une envie folle de les tester sur-le-champ.

Préparation des repas : la méthode du « batch cooking »
Côté méthode, il y a des choses intéressantes, notamment si on ne s’était encore jamais renseigné sur le batch cooking (et ça tombe bien, c’est quand même le sujet du bouquin !), même si certains conseils résultent plutôt du bon sens selon moi.
Cela dit, le bon sens des uns n’est pas celui des autres. Et moi qui ai beaucoup de mal à planifier les repas et qui les construit mentalement tout en faisant les courses, il y a un de ces conseils qui m’a pourtant bien intéressée : faire ses menus en partant de ce qu’on a dans ses placards.
Bon, certes, ça suppose déjà d’arriver à faire des menus. Mais globalement, je sais que je stocke beaucoup trop (y’a un truc transgénérationnel avec mes aïeuls ayant connu la guerre je crois) donc cette méthode, aussi basique que propre à limiter le gaspillage, je vais l’adopter.
Anticiper les repas du soir en semaine
Le batch cooking est utilisable pour tous les repas de la semaine mais de mon côté, c’est surtout le repas du soir qui nécessite un coup de pouce organisationnel. Parce que rentrer avec sa marmaille, fatiguée et pleine de devoirs, avec les douches à faire et le repas à préparer, c’est souvent un peu too much. Et c’est rarement le moment de la grande cuisine ni des idées culinaires tout court.

Des recettes alléchantes et beaucoup de variantes
Ensuite, côté recettes, il y en a « peu » si on le compare à un livre de recettes classique mais ce qui m’a plu, c’est que l’autrice réfléchit plutôt en termes de recettes types à décliner. Des recettes simples, pratiques à faire à l’avance, qui ne nécessitent pas d’ingrédients trop exotiques. Les explications sur les variantes de chaque typologie de plat (currys, tartes, gnocchis, …) peuvent susciter l’imagination de la personne qui lit. Moi qui ai tendance à changer beaucoup de choses dans les recettes, ça me plaît car cela laisse libre court à l’inspiration et pousse le lectorat à adapter la méthode à sa propre cuisine.
On trouve ainsi, dans un objectif de plats végétariens, plusieurs variantes autour des céréales et des légumes – ingrédients de base des repas du soir chez nous – tels que des versions diverses de :
- tartes et quiches
- gratins, crumbles, lasagnes
- gnocchis
- soupes d’hiver d’été
- crêpes, …
Bien sûr, il y a aussi une section dédiés aux recettes sucrés, une analyse des variantes possibles pour diversifier son petit-déjeuner. Et c’est ce que j’ai testé en premier, avec des pancakes et muffins !
Ecologie, diminution de son impact et féminisme
Le fil conducteur du livre, c’est l’écologie. Les petits gestes du quotidien dont on parle déjà beaucoup, pour qui s’intéresse au sujet.
Je suis toujours très partagée à la lecture de ces recommandations : comme beaucoup de gens, le sort de la planète ne me laisse pas indifférente donc je me sens assez réceptive à ces idées, d’apparence simples de mise en application. Mais je suis toujours un peu rebutée par la charge mentale qu’elles ajoutent au quotidien des femmes – encore majoritairement concernées par la change mentale des repas et du domestique en général.
J’aime savourer les livres de cuisine avec les yeux, avec les projections que je me fais en les lisant sur de futurs repas ou de futurs moments plaisirs de pâtisserie. J’aime aussi quand je peux trouver d’autres éléments d’ouverture ou de réflexion dans ces ouvrages, du ravissement pour les yeux et une opportunité de regarder autrement ce qui m’entoure.
L’autrice, Miss Blemish, ne le cache pas :
Cet aspect stéréotypé qui veut que bien souvent ce qui touche à la vie quotidienne et au foyer soit un préoccupation majoritairement féminine m’a fait hésiter à me lancer et à proposer le projet de ce livre. […] L’univers du foyer a été ma porte d’entrée vers des sujets comme l’écologie, la justice sociale, le féminisme et le patriarcat, le capitalisme, la gratuité ou les modes de vie alternatifs. Je ne pense pas que cette porte d’entrée soit moins valable qu’une autre ni qu’elle ait moins de valeur…
Un avis et des questionnements que je partage… et j’ai apprécié les propositions de lecture sur l’écologie et les questions de société à la fin : la convergence des questionnements !

En fait, ce livre, j’aurais envie de le conseiller à quelqu’un qui viendrait de se lancer dans la cuisine végétarienne. Quelqu’un qui s’y intéresserait progressivement, pour remplacer la viande dans l’un des ses repas quotidien, peut-être, comme nous, celui du soir. Et qui veut sortir des pâtes en sauce ou du riz aux petits pois.
20/11/2020 at 12:18
Super ! Merci pour ce conseil, c’est exactement ce que je cherche depuis plusieurs mois : du batchcooking végé 😀 Hop hop, sur la liste au Père Noël 😉