Née à l’orée du printemps,
C’est l’automne pourtant
Qui est tombé dans ses cheveux.
Sur sa bouche a atterri
Le pourpre des feuilles de l’érable
Dont la sève se serait enfuie.
Elle embellit avec ses sourcils contrastés
Le tableau de sa peau couleur dragée.
Petite boule de douceur
Bondissant sur son lit défait
Projette chaque soir sur mon cœur
Les éclats d’une chance larvée ;
Celle de ses rondeurs
D’enfance et d’innocence
Celle de son regard rieur
Sous lequel cède toute résistance.
Puis ma main sur son dos,
Formant des dessins inconnus,
Ma bienveillance sur ses yeux clos,
Accueille son abandon, les songes venus.
Aujourd’hui, cette petite vénitienne a 3 ans.
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